Présentation

  • : Association loi 1901, composée d'une équipe d'hommes et de femmes prête à accueillir, écouter et accompagner les personnes intéressées par la religion musulmane. L'association vous renseignera aussi sur les activités sur Marseille (cours d'arabe, de Coran, de religion, associations, structures...) et vous proposera différentes activités conviviales, notamment pour les converti(e)s.
  • A la découverte de l'islam
Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 17:03

Son nom est sa généalogie

Il se nomme 'Abdoullah Ibn Abi Qouhafa 'Othman Ibn 'Amir.

Abou Bakr était le septième dans la descendance de taym, le fils de Mourra, le septième ancêtre du Prophète. le clan auquel il appartenait se dénommait banû taym du nom de taym sa mère salmâ était une fille de l'oncle de son père, saqr. Le nom originel d'Abou Bakr avait été 'abdul ka'bah. Il s'appelait également 'atîq. Sa mère n'avait aucun fils survivant, et lorsqu'elle avait mis au monde Abou Bakr, elle l'amena au temple et s'exclama : "Ô déité ! si celui-ci est immunisé contre la mort, alors donne-le moi".

Sa naissance

Il est né environ trois ans après l'année de l'éléphant.

Avant sa conversion

Il faisait partie des notables du peuple de Qouraych et comptait parmi leurs savants, il était aimé parmi eux.

Sa conversion à l'Islam (-13 H. ; 37 ans)

Abôu Dardâ (que Dieu l'agrée) a rapporté que le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "N'allez-vous pas laisser tranquille mon compagnon ! N'allez-vous pas cessez, et laisser tranquille mon compagnon ! Lorsque je vous ai dit : " Ô peuple, je suis le Messager de Dieu auprès de vous ! Vous m'avez répondu : " Menteur ! ", sauf Abou Bakr qui, lui, m'a cru !". (al-boukhâri)

Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Quand j'ai invité les gens à embrasser l'Islam, tous ont pris un temps de réflexion et d'hésitation, excepté Abou Bakr : il ne s'est pas retenu, et n'a pas hésité ! " (Ibn Ishaq)

'Alî Ibn Abî Tâlib (que Dieu l'agrée) a rapporté qu'Abou Bakr a été le premier homme musulman. (Ibn 'Asâkir)

La libération de Bilâl (-13 H ; 37 ans)

Abû Bakr (que Dieu l'agrée) passa près de Bilâl au cours d'une séance de torture. Voyant son état, il alla voir Oumayya et lui demanda : "Jusqu'à quand vas-tu torturer ce pauvre ?"
Celui-ci répondit : "C'est toi qui est à l'origine de sa souffrance. Pourquoi ne le sors-tu pas de cette situation ?"
C'est en effet Abû Bakr qui avait enseigné à Bilâl le message de l'Islam. Sur ce, Abû Bakr proposa à Oumayya d'échanger Bilâl contre un autre esclave plus vigoureux que lui et qui était resté fidèle au polythéisme des arabes.
Oumayya accepta l'échange; Abû Bakr récupéra Bilâl et l'affranchit.

Abû Bakr racheta et affranchit six autres esclaves, des femmes, qui étaient torturées pour leur foi par leurs maîtres païens.

Son émigration vers Médine en compagnie du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) (1 H. ; 51 ans)

Dès que le départ du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) fut signalé, les Qoraïshites se lancèrent sur ses traces et Aboutirent à l'entrée d'une grotte où le Prophète et son compagnon Abou Bakr s'étaient réfugiés... Dieu troubla les Qoraïshites : les traces de pas menaient bien à cette grotte mais visiblement, elle n'était pas fréquentée. Plus bas, dans la grotte, Abou Bakr dit à son ami Muhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) : "Si l'un d'eux regarde sous ses pieds, il nous verra..."
Et le Prophète de répondre : "Que penses-tu de deux [personnes] dont Dieu est le troisième ?"

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Si vous ne lui portez pas secours... Dieu l'a déjà secouru, lorsque les mécréants l'avaient banni, deuxième de deux. Quand ils étaient dans la grotte et qu'il disait à son compagnon : "Ne t'afflige pas, car Dieu est avec nous." Dieu fit alors descendre sur lui Sa sérénité et le soutint de soldats que vous ne voyiez pas, et Il abaissa ainsi la parole des mécréants, tandis que la parole de Dieu eut le dessus. Et Dieu est Puissant et Sage.} (9/40)

Quand ils furent débarrassés de leur poursuivants, le Prophète et Abou Bakr retrouvèrent leur guide Abdullâh Ibn Uraïqit et le berger d'Abou Bakr, 'Âmir Ibn Fuhaïrah, et continuèrent leur route. Ils passèrent à proximité de la tente d'une femme qu'on appelait Oum Ma'bad Al-Khozâ'iyyah. Les voyageurs étaient alors à bout de vivres. Ils demandèrent à Oum Ma'bad de leur vendre de quoi tenir le reste du trajet. Mais la femme, gênée, leur dit : "Par Dieu, si j'avais de quoi vous donner, je vous l'aurais donné gratuitement".
Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) vit dans un coin une chèvre frêle. "Et cette chèvre ?", demanda le Prophète.
"Elle est frêle comme tu le vois", répondit la femme.
Le Prophète lui demanda d'approcher la chèvre. Alors, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) posa sa main sur la chèvre qui subitement prit des forces. Puis, il toucha son pis qui se remplit de lait. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) prit du lait de la chèvre et commença par donner à ses compagnons. Ensuite, il en donna à Oum Ma'bad, il remplit un bol destiné à Abou Ma'bad et il finit par en boire à son tour. Les voyageurs suivirent leur chemin. Quand Abou Ma'bad fut de retour, il s'étonna à la vue du bol de lait car il savait que leur chèvre ne donnait pas de lait. Alors, Oum Ma'bad lui décrivit le Prophète et lui raconta ce qu'il fit. Il lui dit : "C'est l'homme que Qoraïsh poursuit pour l'assassiner". Oum Ma'bad et Abou Ma'bad embrassèrent l'Islam.

La bataille de Badr (2 H)

Anas (que Dieu l'agrée) dit : "Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) consulta les gens à propos des captifs à Badr en disant : "Dieu le Puissant,le Majestueux vous a fait triompher sur eux..."
'Omar Ibn al-Khattab (que Dieu l'agrée) se leva et dit : "Ô Messager de Dieu, tranche leur le cou!"
Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) se détourna de lui. Puis il reprit la parole : "Ô gens, Dieu le Puissant,le Majestueux vous a fait triompher sur eux. Pourtant hier encore ils étaient vos frères.."
'Omar Ibn al-Khattab (que Dieu l'agrée) se leva et dit : "Ô Messager de Dieu, tranche leur le cou!"
Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) se détourna de lui encore et reprit les mêmes propos à l'adresse de ses compagnons.
Abou Bakr (que Dieu l'agrée) se leva alors et dit : "Ô Messager de Dieu, si tu penses devoir leur pardonner et accepter une rançon...."
Le visage du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) fut débarrassé de l'expression de souci qui l'avait marqué, et il leur pardonna et accepta une rançon.
Puis Dieu, le Puissant, le Majestueux révéla : {N'eût-été une prescription préalable de Dieu, un énorme châtiment vous aurait touché pour ce que vous avez pris (de la rançon)} (8/67)". (Ahmad n°13143)

Son pélerinage

En revenant de Tabouk, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) pensa au pélerinage. Puis il dit : "Les Polythéistes font la circumambulation tout en étant complètement nus, je redoute le pélerinage à cause d'eux".

Il envoya Abou Bakr (que Dieu l'agrée) à la Mecque et le fit suivre de 'Ali (que Dieu l'agrée) avec pour mission d'interdire désormais le pélerinage aux polythéistes, et de leur accorder un délai de quatre mois pour se convertir, au bout duquel, la guerre serait déclarée entre eux et les Musulmans, s'ils ne se convertissaient pas.

Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) fit accompagner Abou bakr de trois cent Médinois, emportant vingt chameaux marqués en guise d'offrande. (Ibn Sâ'd)

Récit de la mort du Prophète et discours d'Abou Bakr (11 H ; 61 ans)

'Orwa Ibn Zoubayr, que Dieu les agrée, rapporte : Abou Bakr (que Dieu l'agrée) revint alors du Sonh sur sa monture et s'arrêta devant la porte de la mosquée. Il vint, affligé et attristé, et demanda la permission d'entrer dans la maison de sa fille Aïcha (que Dieu l'agrée) et elle l'autorisa à entrer. Il entra, le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) était mort sur son lit et ses femmes étaient autour. Elles voilèrent leurs visages et se cachèrent d'Abou Bakr sauf Aïcha. Il découvrit le visage du Messager de Dieu et se pencha sur lui en l'embrassant et en pleurant. Il dit : "Ce que prétend Ibn Al-khattab est faux. Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) est bien mort, par celui qui tient mon âme dans sa main! Miséricorde de Dieu sur toi, Ô Messager de Dieu! Tu es si bon, vivant et mort". Puis il le couvrit de son habit et sortit rapidement à la mosquée. Il passa au-dessus des épaules des gens et arriva au minbar. En le voyant venir, 'Omar (que Dieu l'agrée) s'assit. Abou Bakr se leva à côté du minbar et appela les musulmans. Ils s'assirent et écoutèrent.
Abou Bakr prononça l'attestation de foi et fit une introduction très touchante. Puis il reprit : "Dieu puissant et glorieux a annoncé à son Prophète sa mort alors qu'il était vivant et parmi vous, de même qu'il vous a annoncé votre mort. La mort est une vérité et il ne restera aucun parmi vous sauf Dieu puissant et glorieux. Dieu élevé a dit : {Mouhammad n'est qu'un messager - des messagers avant lui sont passés. S'il mourait, donc, ou s'il était tué, retourneriez-vous sur vos pas ? Quiconque retourne sur ses pas ne nuira en rien à Dieu; et Dieu récompensera bientôt les reconnaissants} (3/144).
-Ce verset est dans le Coran?! s'exclama 'Omar. Par Dieu! Je ne savais pas avant ce jour que ce verset avait été révélé (j'étais inconscient de son sens)!
- Et Dieu élevé, continua Abou Bakr, a dit à Mouhammad, prière et paix sur lui : {En vérité tu mourras et ils mourront aussi} (39/30). Dieu élevé dit aussi : {Tout ce qui est sur elle doit périr. Seule subsistera la face de ton Seigneur plein de majesté et de noblesse} (55/26-27). Il dit encore : {Toute âme goûtera la mort. Mais c'est seulement au jour de la résurrection que vous recevrez votre entière rétribution} (3/185). Dieu a fait vivre Mouhammad et l'a gardé jusqu'à ce qu'il établit grâce à lui la religion de Dieu. Mouhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a fait triompher la volonté de Dieu, il a transmis la religion de Dieu et a combattu pour la cause de Dieu, puis il est mort en accomplissant cela. Il vous a laissés sur la voie; quiconque périra aura déjà reçu la preuve et le remède. Celui dont le Seigneur est Dieu, Dieu est vivant et ne meurt pas, et celui qui adorait Mouhammad et le considérait comme un dieu, alors son dieu est mort. Musulmans! Soyez pieux envers Dieu! Tenez à votre religion! Placez votre confiance en votre Seigneur! La religion de Dieu est inébranlable et la parole de Dieu est complète. Dieu aidera celui qui l'aide et il fera triompher sa religion. Le livre de Dieu est parmi nous; il est la lumière et le remède; par lui, Dieu a guidé Mouhammad, prière et paix sur lui; il contient le licite et l'illicite. Par Dieu! Peu nous importe les créatures qui se coalisent contre nous! Nos sabres sont dégainés, nous ne les avons pas encore déposés, et nous combattrons ceux qui nous contredisent comme nous avons combattu avec le Messager de Dieu, prière et paix sur lui. Pour cela que personne ne se lance dans la perdition!". Puis les mouhajirins partirent avec lui voir le Messager de Dieu, prière et paix sur lui.

Discussion au sujet du califat dans la cour

Ibn 'Abbâs, que Dieu les agrée, rapporte : 'Omar (que Dieu l'agrée) raconta : voilà ce qui s'est passé quand le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) mourut. On vint nous dire que les Ançars s'étaient réunis dans la cour des Banou Sa'ida pour prêter serment à Saâd Ibn 'Oubèda, que Dieu l'agrée. Je me suis levé précipitamment ainsi qu'Abou Bakr et Abou 'Oubeyda Ibn Al-jarrah, que Dieu les agrée. Nous craignîmes qu'ils ne causent un tort à l'Islam et nous partîmes les rejoindre. Nous rencontrâmes deux hommes véridiques des Ançars : 'Ouwaym Ibn Sa'ida et Maâan Ibn Âadiy, que Dieu les agrée. Ils demandèrent : "Où allez-vous?"
Nous répondîmes : "Rejoindre votre tribu, à cause de ce qu'ils préparent".
Ils proposèrent : "Retournez, car ils ne vous désobéiront pas et ne feront pas une chose que vous désapprouvez".
Mais nous insistâmes pour partir. Je me mis à arranger des paroles que je voulais dire jusqu'à ce que nous arrivâmes. Ils étaient autour de Saâd Ibn 'Oubèda qui était malade et couché sur un lit. Quand nous entrâmes, ils prirent la parole et dirent : "Ô mouhajirins! Un émir des nôtres et un des vôtres!"
Houbèb Ibn Almondhir dit : "C'est moi le stratège et le politicien hors pair! Par Dieu! Si vous voulez, nous rallumerons la guerre!"
Abou Bakr dit : "Doucement".
Je voulus parler mais il dit : "Écoute, 'Omar!"
Il loua Dieu et le félicita puis dit : "Ô Ançars! Par Dieu! Nous ne nions pas vos vertus, ni votre valeur dans l'Islam, ni nos devoirs envers vous. Mais vous savez bien que cette tribu, Qouraych, tient une place parmi les arabes qu'aucune autre tribu ne possède, et que les arabes ne se soumettront qu'à un homme d'entre eux. Nous serons donc les souverains et vous les ministres. Soyez pieux envers Dieu! N'ébranlez pas l'Islam et ne soyez pas les premiers à causer du tort à l'Islam. Je vous propose un de ces deux hommes (moi et Abou 'Oubeyda), lequel choisirez-vous, vous pourrez lui faire confiance".
Par Dieu! Il avait dit tout ce que je voulais dire, à part cette dernière parole. Par Dieu! Je préfère être tué et être ressuscité, puis être tué encore et revivre, sans avoir commis de péché, plutôt que d'être le chef d'un groupe contenant Abou Bakr.
Puis je dis : "Ô Ançars! Ô musulmans! La personne qui mérite le plus la place du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) après lui est le {Deuxième de deux quand ils étaient dans la grotte} (9/40) : Abou Bakr qui a de loin dépassé tous les autres". Puis je pris sa main et un homme des Ançars me précéda et tapa sur sa main avant moi. Puis les gens se suivirent et on laissa Saâd Ibn 'Oubèda.

Abou Bakr et 'Omar se rejettent le califat dans la cour

Ibn Sirine rapporte : ce jour-là, Abou Bakr et 'Omar, que Dieu les agrée, rejoignirent les Ançars.
Abou Bakr dit : "Ô Ançars! Nous ne nions pas vos vertus, et aucun croyant ne nie vos vertus. Par Dieu! Tout bien que nous avons atteint, vous y avez participé. Mais les arabes n'accepteront qu'un homme de Qouraych et ne resteront pas sous l'autorité d'un autre. Les qouraychites sont les meilleurs orateurs, ils ont les origines les plus nobles et la terre la plus noble, ils sont aussi les plus généreux parmi les arabes. Prêtez donc serment à 'Omar!
- Non, répondirent-ils.
- Pourquoi donc? questionna 'Omar.
- Nous craignons d'être défavorisés.
- Tant que je vivrai, affirma-t-il, cela n'aura pas lieu. Prêtez donc serment à Abou Bakr.
- Tu es plus fort que moi, dit Abou Bakr à 'Omar.
- Tu es meilleur que moi, répliqua 'Omar.
- Tu es plus fort que moi, répéta Abou Bakr".
'Omar donna la même réponse. Abou Bakr répéta une troisième fois et 'Omar répondit : "Ma force est à ton service en plus de ta supériorité".
Ils prêtèrent alors serment à Abou Bakr, que Dieu l'agrée. Quand on prêta serment à Abou Bakr, certaines personnes allèrent voir Abou 'Oubayda Ibn Aljarrah. Il rétorqua : "Vous venez vers moi alors que le {Deuxième de deux} (9/40) est parmi vous!"

Discours de 'Omar et le serment collectif pour Abou Bakr (11 H ; 61 ans)

Anas (que Dieu l'agrée) raconte : j'ai entendu le deuxième discours de 'Omar (que Dieu l'agrée) le lendemain de la mort du Messager de Dieu, prière et paix sur lui. Abou Bakr était silencieux et ne disait pas un mot. 'Omar dit : "J'espérais que le Messager de Dieu vive jusqu'à ce qu'il soit le dernier d'entre nous à mourir. Mais si Mouhammad est mort, Dieu a mis parmi nous une lumière pour être guidés. Dieu a guidé Mouhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et Abou Bakr est le compagnon du Messager de Dieu et le {Deuxième de deux} (9/40). Il est le musulman le plus digne d'être votre chef. Levez-vous donc et prêtez-lui serment (bayâa)".
Un groupe lui avait déjà prêté serment dans la cour des Banou Sa'ida, et le serment public eut lieu alors sur le minbar. J'ai entendu 'Omar dire à Abou Bakr à ce moment-là : "Monte sur le minbar". 'Omar ne cessa de le presser jusqu'à ce qu'il monta et les musulmans lui prêtèrent serment.

Son premier discours en tant que calife (11 H. ; 61 ans)

Après la mort du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et l'élection de Abou Bakr (que Dieu l'agrée) comme calife, il a dit dans un de ses discours : "Dieu a donné à Mouhammed (paix et bénédiction de Dieu sur lui) une certaine longévité jusqu'à ce qu'il a pu établir la religion de Dieu, fait triompher la parole de Dieu, transmis le Message et combattu pour Sa cause. Dieu a recueilli son âme en cet état et en vous laissant sur ce chemin droit, donc celui qui périra, il périra averti. Quiconque considère que Dieu est son Seigneur, qu'il sache que Dieu est vivant et ne mourra pas. Quant à celui qui adore Mouhammed et le prend pour divinité qu'il sache que celle-ci est morte. Ô hommes! Craignez Dieu! Attachez-vous à votre religion et fiez-vous à votre Seigneur. La religion de Dieu est déjà établie, la Parole de Dieu est parfaite, Dieu accorde la victoire à celui qui défend sa religion. Le Livre de Dieu est entre nos mains, elle est la lumière et la guérison, par quoi Dieu a guidé Mouhammed -que Dieu l'agrée-, et on y trouve le licite et l'illicite. Par Dieu! nous ne soucions plus de ceux qui se rassemblent pour nous combattre. Les sabres de Dieu sont dégainés et nous ne les avons pas encore mis dans leurs fourreaux. Nous combattrons ceux qui nous seront hostiles comme nous avons combattu à côté du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui)". (Al-Bayhaqi)

Le lendemain après que Abou Bakr était devenu le premier Calife (après la mort du Messager de Dieu ) par consentement général, il se rendit à la Mosquée du Prophète (Masdjid Nabawi) ou le peuple lui jura allégeance. Ensuite Abou Bakr monta sur le mimbar et s'adressa à l'assemblée en ces termes: - "Ô peuple! J'ai été élu votre chef quoique je ne sois meilleur qu'aucun d'entre vous. Si je fais le bien , accordez-moi votre appui. Si je fais le mal corrigez-moi. La vérité est honnêteté et le mensonge est la malhonnêteté. Les puissants parmi vous sont faibles à mes yeux, aussi longtemps que je ne leur prends pas ce qui est dû aux autres. Quand les gens cesseront de lutter pour la cause d'Allah. Allah les avilira. Quand un peuple devient malfaiteur, Allah envoie sur lui des calamités. Vous devez m'obéir aussi longtemps que j'obéis à Allah et à son Messager. Si je désobéis à Allah et à son Messager, vous êtes alors libres de me désobéir".

La tentative de démission

Ibn Rahawayh rapporte : quand il fut nommé calife, Abou Bakr (que Dieu l'agrée) s'assit tristement dans sa maison. 'Omar (que Dieu l'agrée) entra chez lui et Abou Bakr se mit à lui faire des reproches.
Il lui dit : "C'est toi qui m'a fait porter cette responsabilité" et il se plaint de devoir juger entre les gens.
'Omar lui dit : "Mais tu sais bien que le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : si le gouverneur s'efforce et atteint la vérité, il a deux récompenses. Et s'il s'efforce et se trompe, il a une récompense". Abou Bakr fut alors un peu soulagé.

Aboul Jahhaf rapporte : quand on prêta serment à Abou Bakr (que Dieu l'agrée) il s'enferma pendant trois jours. Il sortait chaque jour et disait : "Musulmans! J'ai annulé votre serment! Prêtez serment à qui vous voulez". À chaque fois, 'Ali Ibn Abou Talib (que Dieu l'agrée) lui répondait : "Nous n'acceptons pas ta démission et nous ne te démettons pas. Puisque le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) t'a placé à l'avant, qui donc te fera reculer?"

Zayd Ibn 'Ali rapporte : Abou Bakr, que Dieu l'agrée se leva sur le minbar du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et appela : "Y a-t-il une personne qui déteste que je sois émir pour que je démissionne?" Il répéta cela trois fois.
'Ali Ibn Abou Talib (que Dieu l'agrée) se leva alors et répondit : "Non, par Dieu! Nous n'acceptons pas ta démission et nous ne te démettons pas. Qui donc pourra te faire reculer alors que le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) t'a placé à l'avant?"

L'une des premières choses qu'il fait en tant que calife est de régler les dettes que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) n'a pu faire de son vivant (11 H. - 61 ans)

Selon Jâbir (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui a dit : "Si les contributions du Bahrayn arrivaient, je t'en donnerais telle et telle chose". Mais l'or du Bahrayn n'arriva pas jusqu'à la mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Quand cet or arriva enfin, le calife Abou Bakr (que Dieu l'agrée) cria à haute voix : "Que celui qui a une promesse du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) ou auquel ce dernier doit quelque chose vienne à nous".
Je vins à lui et lui dis : "Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) m'a dit ceci et cela". Il me donna alors une certaine somme. Je la comptai et voilà qu'elle représentait cinq cents (dinars ou dirhams).
Il me dit : "Prends-en encore le double". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Sa fermeté face aux apostats (11 H. ; 61 ans)

Abou Hourayra (que Dieu l'agrée) a dit : "Lorsque mourut le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui), qu'Abou Bakr (que Dieu l'agrée) lui succéda et qu'un certain nombre de tribus arabes apostasièrent, 'Omar (que Dieu l'agrée) a dit : "Comment combattrais-tu ces gens alors que le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils disent : "Il n'y a de dieu que Dieu", et celui qui l'a dit a mis à l'abri de moi ses biens et sa vie sauf pour ce qui en revient de droit à l'Islam, et c'est à Dieu de lui demander des comptes"?
Abou Bakr lui dit : "Par Dieu! Je combattrai sûrement tous ceux qui font une différence entre la prière et l'aumône légale car l'aumône est la redevance des biens. Par Dieu! S'ils refusent de me donner un bout de corde qu'ils donnaient au Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui), je les combattrai à cause de lui".
'Omar dit alors : "Par Dieu! Je ne tardai pas à comprendre que c'était Dieu qui avait fait choisir à Abou Bakr la solution du combat et j'ai su qu'il avait raison"". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Aïcha (que Dieu l'agrée) raconte : mon père partit sur sa monture en brandissant son sabre vers Dhoul Qasça. 'Ali Ibn Abou Talib (que Dieu l'agrée) vint et attrapa les rênes de sa monture en disant : "Où vas-tu, calife du Messager de Dieu?! Je te dis comme t'a ordonné le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) le jour d'Ouhoud : range ton sabre et ne nous cause pas la calamité de ta mort. Par Dieu! S'il nous arrivait un malheur en ta personne, l'ordre de l'Islam ne sera jamais plus rétabli après toi". Abou Bakr retourna alors et envoya l'armée.

Il mobilisa onze armées parmi les Emigrés et les Auxiliaires, chacune dirigée séparément par un commandant et les envoya en différents lieux de la Péninsule Arabique.

La bataille de Mouta

La première affaire que mena à bien Abou Bakr (que Dieu l'agrée) fut d'envoyer 'Ousama Ibn Zayd accompagné d'une légion, avec l'ordre de se rendre du côté des terres de Mouta, là où mourut martyr son père Zayd Ibn Haritha.

Après la mort du Messager , la catastrophe devint grande, l'hypocrisie s'accrut, certaines tribus apostasièrent et certains refusèrent de verser la zakat, l'aumône obligatoire. Abou Bakr (que Dieu l'agrée) s'attacha alors à régler cette affaire primordiale, il ordonna d'équiper les troupes pour combattre les apostats et ceux qui refusaient de verser la zakat. Abou Bakr sortit avec l'armée et marcha jusqu'à arriver à Rabdhah qui est un village voisin de Médine à trois jours de Dhati 'Irq. Puis, il fut rappelé à Médine et y retourna ; il avait organisé onze légions pour combattre les apostats. Les armées se dirigèrent donc vers l'ennemi et combattirent les apostats. Mousaylama le menteur fut tué, et Toulayhah Ibn Khouwaylid s'enfuit vers la terre de Cham, il avait prétendu être Prophète, mais il se convertit par la suite à l'Islam à l'époque de 'Omar Ibn al-Khattab. Parmi les compagnons, environ sept cents moururent martyrs, la plupart était de ceux qui connaissaient le Coran par cœur : parmi eux Zayd Ibn al-Khattab le frère de 'Omar (رضي الله عنهما  ) ainsi que Al-Bara Ibn Malik le frère de Anas Ibn Malik, parmi les Bani Hanifah, environ dix-sept mille hommes furent tués.

La compilation du Coran à l'époque de Abou Bakr (que Dieu l'agrée)

Zayd Ibn Thâbit raconte : "'Omar (que Dieu l'agrée) était motivé à cause du nombre important de Houffadh (personnes ayant mémorisé le Coran) décédés. Déjà, à l'époque du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), environ soixante-dix d'entre eux avaient déjà été fait martyrs à Bi'r Ma'ouna. Et plus tard, à l'époque de Abou Bakr (que Dieu l'agrée), une expédition à Yamama contre les apostats coûta la vie à un nombre identique de houffadh (en l'an 12 de l'hégire). Tout ceci fit réfléchir 'Omar (que Dieu l'agrée) qui essaya de convaincre Abou Bakr (que Dieu l'agrée) avec succès". (Al-Boukhâri)

Lorsque 'Omar (que Dieu l'agrée) lui pria de porter une attention particulière à ce projet, il lui répondit : "Comment puis-je accomplir une chose que le Prophète n'a jamais fait ?" Cependant, lorsqu'il réalisa la sagesse et le besoin d'entreprendre un tel acte, il se résolut à le faire et soutint Zayd (que Dieu l'agrée) qui était lui-même hésitant.

C'est pour cette raison que Abou Bakr (que Dieu l'agrée) s'est adressé à lui en ces termes : "Tu es un jeune homme intelligent. Nous ne doutons pas de ton intégrité. De plus, tu écrivais les versets révélés au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)".

La bataille de Dhât As-Salâsil (12 H. - 62 ans)

Dhât As-Salâsil fut la première grande confrontation armée entre les musulmans et les troupes de la Perse, sous le premier calife.

Elle eut lieu au terme des guerres contre les apostats, où les Sassanides de Perse avaient prêté main forte à l'imposteur Musaylima Al-Kadhdhâb.

Les troupes musulmanes comptaient 18 000 hommes sous le commandement de Khâlid Ibn Al-Walîd lorsqu'elles arrivèrent aux frontières de la Perse. Refusant d'embrasser l'islam et de verser le tribut, les chefs sassanides de la Perse durent affronter les musulmans dans cette bataille où ils enchaînèrent leurs soldats de peur que ceux-ci fuissent le combat. A peine les armes se rencontrèrent-elles que Khâlid Ibn Al-Walîd se débarrassa du commandant des troupes ennemies appelé Ormizd, ce qui déclina le moral du reste des combattants. Ensuite, les musulmans ne tardèrent pas à remporter la victoire, prenant un part importante sur le golfe Arabo-Persique.

Son empoisonnement par les juifs de Khaybar (12 H. ; 62 ans)

Tabari a rapporté dans son Tarikh qu'Abou Bakr avait été invité à un repas par un des principaux chef de la communauté juive de Khaibar ; le calife se trouvait à table avec Al Harith Ibn Khalada, qui était le médecin réputé des Arabes et on leur présenta un plat de riz.

Abou Bakr en mangea une bouchée, Al Harith en prit de même une bouchée mais la rejeta aussitôt en s'écriant : "Il y a dans ce riz un poison qui tue au bout d'une année !"

La désignation de 'Omar comme successeur au califat (13 H. ; 63 ans)

Lorsque Abou Bakr (que Dieu l'agrée) fut sous le coup de la maladie, il réunit auprès de lui Talhah, 'Outhman Ibn 'Affan, 'Abdou r-Rahman Ibn 'Awf ainsi que d'autres parmi les grands compagnons et il les informa qu'il voyait 'Omar Ibn Al-Khattab comme calife. Ils approuvèrent cela et firent l'éloge de son avis, puis il apparut devant les gens et les informa que 'Oumar serait son successeur. Il leur ordonna de l'écouter et de lui obéir. Ensuite, il appela 'Outhman Ibn 'Affan et lui dit : "Ecris !" puis il lui ordonna de cacheter cet écrit avec le sceau du Messager de Dieu , ce qu'il fit. Ensuite 'Outhman sortit avec le pli et le lut aux gens. C'est alors qu'ils prêtèrent serment à 'Omar Ibn Al-Khattab et les gens furent satisfaits que ce soit lui leur calife.

Ensuite Abou Bakr convoqua 'Omar avec lequel il s'isola en privé et lui dit : "Je t'ai désigné à ma succession, et je te recommande de craindre Dieu. Dieu n'exige que l'on s'acquitte de certains devoirs de nuit, qu'Il ne peut accepter que l'on retarde pour les accomplir de jour ! De même il y a des charges que l'on doit accomplir de jour, Dieu n'aime pas qu'on les retarde pour les éxecuter de nuit ! Dieu n'accepte pas d'actes surérogatoires tant que l'on ne s'est pas acquitté de l'obligatoire qui est prioritaire ! Et si certains verront au Jour Dernier, leur balance pencher vers le bien, ce ne sera certes que grâce à leur attachement à la Vérité. Tandis que ceux dont les pesées seront légères ce sera parce qu'ils auront suivi les voies de l'égarement ; il est bien évident qu'une balance qui n'aura été chargée que de mauvais actes ne vaudra pas grand chose.
Dieu a cité les gens du Paradis en les louant par les meilleurs actes qu'ils aient accompli, et Il leur a pardonné leurs erreurs. Si tu les cite à ton tour dis toi : "J'ai peur de ne pas être parmi eux !"
De même Dieu a parlé des gens de l'Enfer, et Il leur a rappelé ce qu'ils commettaient. Lorsque tu te souviens d'eux, demande à ne pas être de ceux là. Ne te rappelles pas uniquement des versets où il n'est question que de la Miséricorde de Dieu, mais souviens toi en même temps des versets qui parlent de Son Châtiment pour que tu sois de ceux qui craignent Dieu et espèrent en Lui. Pour que tu sois quelqu'un qui ne demande de Dieu que ce qui est conforme à la Vérité, et ne se jette point dans les chemins de la perdition!
Si tu prends en considération mes recommandations, fait alors en sorte que le meilleur absent que tu souhaites rencontrer soit la mort, car elle va te rejoindre ; mais si tu négliges ce que je t'ai recommandé, la mort sera cet absent que tu n'aimes pas rencontrer, alors, qu'en vérité, tu ne pourras point la fuir! "

Quand 'Omar sortit, Abou Bakr leva les mains au ciel et invoqua Dieu en disant : "Seigneur, je n'ai voulu par cette décision que le bien des musulmans, pour les préserver de tout désordre (fitna) c'est pourquoi j'ai agi selon ce que TU sais mieux que quiconque, et j'ai fait de mon mieux pour faire le bon choix ; j'ai donc désigné à leur tête le meilleure d'entre eux, le plus capable parmi eux pour s'acquitter de cette charge, celui qui est le plus attentif et le plus sage. Voilà que Ta décision en moi s'accomplit (par la mort) : Sois Celui Qui les prendra en charge, car ils sont Tes serviteurs ; leur volonté est entre Tes Mains. Seigneur, réforme en bien leur tuteur fais en sorte qu'il soit parmi tes "califes bien guidés" et réforme pour lui ses sujets".

Sa mort (13 H ; 63 ans)

Sa maladie survint le lundi sept du mois de Joumâdâ en l'an 13 de l'Hégire, dura 15 jours, et il mourut le mardi à l'heure de la prière du soir, huit jours avant la fin du mois.

La mort de Abou Bakr As-Siddiq (que Dieu l'agrée) eut lieu la treizième année, la nuit du mardi précédant les sept derniers jours du mois de Joumada Al-'Akhirah, à l'âge de soixante trois ans.

Son califat dura deux ans, trois mois et treize jours (ou sept jours de moins).

Ce qu'Abou Bakr dit au moment de sa mort à 'Abdarrahmân Ibn 'Awf

'Abdarrahmân Ibn 'Awf (que Dieu l'agrée) rapporte : Abou Bakr, As-Siddiq (que Dieu l'agrée) me dit au moment de sa mort : "Je ne regrette rien à part trois choses que j'ai faites, et j'aurais voulu ne pas les avoir faites, et trois autres choses que je n'ai pas faites, et j'aurais voulu les avoir faites, et trois autres choses que j'aurais voulu demander au Messager de Dieu, prière et paix sur lui".
Parmi ces choses, il dit : "J'aurais voulu, le jour de la cour des Banou Sa'ida, lancer le califat à l'un de ces deux hommes : Abou 'Oubayda ou 'Omar. Il aurait était émir et j'aurais été ministre".
Il dit aussi : "J'aurais voulu, quand j'ai envoyé Khalid au Chèm, envoyer 'Omar en Irak. J'aurais ainsi étendu mes mains à droite et à gauche dans la voie de Dieu. Quant aux trois que j'aurais voulu demander au Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) j'aurais voulu lui demander à qui doit revenir le califat, ainsi personne ne le disputera au calife. J'aurais aussi voulu lui demander si les Ançars y ont droit. J'aurais enfin voulu le questionner sur l'héritage de la tante maternelle et de la nièce par la soeur, car j'ai un doute là-dessus".

Alors qu'Abou Bakr agonisait il se découvrit le visage et dit à sa fille 'Aicha (raa) qui était affligée :
"Ne sois pas dans cet état mais récite plutôt : {Et puis voici le vertige de la mort, dévoilant du coup la vérité. Voilà Homme ce que tu cherchais à fuir !} (50/19)
Abou Bakr dit ensuite : "Prenez ces deux habits, lavez les, et utilisez les pour mon linceul; car les vivants ont plus besoin du neuf que le mort !".

Le lavage de son corps et son enterrement

Sa femme Asma Bint 'Oumaïss et son fils 'Abd Arrahman se chargèrent du lavage rituel de son corps.

Selon At-Tabari 'Omar Ibn Al Khattab ordonna qu'on l'enterra immédiatement. Il fut enterré à côté de la tombe du Prophète de Dieu dans la chambre personnelle (chouqqa) du Messager de Dieu . 'Omar, Talha et 'Abd Arrahman (le fils d'Abou Bakr) descendirent dans la tombe et y placèrent le corps.


Ses mérites

On rapporte au sujet de Abou Moûsa Al-Ach'ari (paix et bénédiction de Dieu sur lui) qu'il dit : "Je serai aujourd'hui le portier du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui)".
A ce moment arriva Abou Bakr (paix et bénédiction de Dieu sur lui) qui poussa la porte. Je dis : "Qui va là?"
Il dit : "Abou Bakr".
Je lui dis : "Attends un peu".
Puis je m'en allai et dis : "Ô Messager de Dieu! Voilà Abou Bakr qui demande l'autorisation d'entrer".
Il dit : "Laisse-le passer et annonce-lui le Paradis".
Je retournai auprès de Abou Bakr et lui dis : "Tu peux entrer et le Messager de Dieu t'annonce le Paradis". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Selon Abou Hourayra, le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Celui qui réunit deux bonnes actions au service de Dieu, s'entend appeler à partir des portes du Paradis : "Ô esclave de Dieu! Voilà une bonne chose que tu viens de faire". Celui qui fait partie des pratiquants fervents de la prière est appelé à partir de la porte de la prière. Celui qui fait partie des volontaires fervents à la guerre sainte est appelé à partir de la porte de la guerre sainte. Celui qui fait partie des pratiquants fervents du jeûne est appelé à partir de la porte dite "du Rayyan" et celui qui fait partie des dispensateurs fervents d'aumônes est appelé à partir de la porte de l'aumône". Abou Bakr (que Dieu l'agrée) dit : "Ô Messager de Dieu! Que mon père et ma mère te servent de rançon! Il suffit d'être appelé à partir de l'une de ces portes pour être sûr du succès (d'entrer au Paradis)? Est-il possible que quelqu'un soit appelé à partir de toutes ces portes à la fois?"
Il dit : "Oui et j'ai bon espoir que tu sois l'un d'eux". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "S'il m'avait été permis d'avoir pour ami intime quelqu'un d'autre que Dieu, cela aurait été Abou Bakr. Seulement il est mon frère et mon compagnon". (al-boukhâri)

Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Abou Bakr et Omar seront les guides de tous les hommes adultes au Paradis : du premier au dernier ; sauf les Prophètes et messagers de Dieu". (Tirmidhi, Ibn Mâja, Ibn Sa'd, Ahmad)

Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Certes, Abou Bakr, tu seras le premier individu de ma communauté à entrer au Paradis !". (Abou Dawoud et Al Hakim)

Houdhayfa (que Dieu l'agrée) a rapporté que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Prenez exemple sur ceux qui viendront après moi : Abou Bakr et 'Omar !". (Tirmidhi et Al-Hakim)

'Aïcha (que Dieu l'agrée) a rapporté que l'envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Il ne peut être question, lorsqu'Abou Bakr est présent dans un groupe, que ce soit quelqu'un d'autre qui dirige la prière !". (at-tirmidhi)

D'après Ibn 'Omar (que Dieu agrée le père et le fils), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit à Abou Bakr (que Dieu l'agrée) : "Tu étais mon compagnon dans la caverne, et tu seras mon compagnon près du Bassin (au jour de la Résurrection)". (at-tirmidhi)

Abou Houraïra (que Dieu l'agrée) a rapporté que le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Toute personne qui m'a prêté main forte, j'ai pu l'en récompenser, excepté Abou Bakr : il a eu pour moi tant de bienfaits, que seul Dieu saura l'en récompenser au Jour du Jugement dernier, et en vérité, il n'y a pas d'argent qui m'ait été aussi utile, comme l'a été l'argent d'Abou Bakr !". (at-tirmidhi)

Zayd Ibn Aslam a rapporté de son père qui a dit : J'ai entendu 'Omar Ibn al-Khattâb (que Dieu l'agrée) dire : Le Messager de Dieu (Prière et salut de Dieu sur lui) a ordonné de donner l'aumône, et il se trouvait que j'avais une somme d'argent. Alors je me suis dit : Aujourd'hui, je ferai mieux qu'Abou Bakr, si j'arrive un jour à rivaliser avec lui. J'ai fait don de la moitié de ma richesse. Le Messager de Dieu (Prière et salut de Dieu sur lui) m'a demandé : Qu'as-tu laissé pour ta famille ?
J'ai dit : J'ai laissé l'équivalent de ce que j'ai donné.
Mais Abou Bakr avait apporté toute sa richesse et le Messager de Dieu (Prière et salut de Dieu sur lui) lui a demandé : Qu'as-tu laissé pour ta famille?
Il a répondu : Je lui ai laissé Dieu et Son Messager.
J'ai dit : Je ne rivaliserai plus jamais avec toi en quoi que ce soit.

Selon 'Abdurrahman Ibn Abi Bakr As-Siddiq (que Dieu l'agrée), son père dit une fois à ses invités : "Mangez en toute tranquillité. Moi, par Dieu, je n'y goûterai pas". (Il craignait que le repas ne suffise pas à tout le monde).
'Abdurrahman dit : "Par Dieu, toutes les fois qu'on en prenait une bouchée, le volume du dîner augmentait par sa base si bien qu'ils ont mangé à satiété et le manger était encore plus copieux qu'au départ. Abou Bakr regarda le manger et dit à sa femme : "Ô sœur des béni Firas! Qu'est-ce donc que cela?"
Elle dit : "Par tout ce que j'aime, voilà donc que notre dîner est trois fois plus abondant qu'au début".
(Devant cette abondance inattendue) Abou Bakr se décida enfin à manger avec eux en disant : "Le serment que j'avais fait de ne pas manger n'était qu'une inspiration du Diable".
Il en prit une bouchée puis porta le plat au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et le manger se trouva ainsi chez lui. Or juste en ces temps expira le terme d'une trêve entre nous et certaines tribus. Douze hommes des nôtres arrivèrent chacun avec ce qu'il avait pu mobiliser comme hommes (pour reprendre le combat contre ces tribus), Tous purent en manger à leur faim". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Ibn Kathîr (que Dieu lui fasse miséricorde) a dit : "Abou Bakr (que Dieu l'agrée) était le plus savant dans le Livre de Dieu parmi les compagnons (que Dieu l'agrée), car il est arrivé au Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) de le désigner pour diriger la prière à sa place, or le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit par ailleurs : "Celui qui guide les autres dans la prière doit être le plus savant d'entre eux"".

Sa description physique

Il était blanc de visage, le corps fin, les favoris non fournis, le front proéminent.

Publié dans : Biographie :ceux et celles qui ont marqués l'Islam
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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 16:59

Sa mère est Maryam fille de 'Imrân

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Car tu n'étais pas là lorsqu'ils jétaient leurs calames pour décider qui se chargerait de Marie ! Tu n'étais pas là non plus lorsqu'ils se disputaient.} (3/44)

Sa mère reçut la nouvelle de sa naissance de la part des anges

Dieu (le Très-Haut) a dit : {(Rappelle-toi,) quand les anges dirent : "Ô Marie, voilà que Dieu t'annonce une parole de Sa part : son nom sera "al-Masih" "'Isa", fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés de Dieu". Il parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr et il sera du nombre des gens de bien". - Elle dit : "Seigneur ! Comment aurais-je un enfant, alors qu'aucun homme ne m'a touchée ?" - "C'est ainsi !" dit-Il. Dieu crée ce qu'Il veut. Quand Il décide d'une chose, Il lui dit seulement : "Sois"; et elle est aussitôt. "Et (Allah) lui enseignera l'écriture, la sagesse, la Thora et l'évangile} (3/45-48)

Maryam fait partie des quatre femmes qui ont atteint la perfection

Dieu (le Très-Haut) a dit : {(Rappelle-toi) quand les anges dirent : "ô Marie, certes Dieu t'a élue au-dessus des femmes des mondes. ô Marie, obéis à Ton Seigneur, prosterne-toi, et incline-toi avec ceux qui s'inclinent".} (3/42-43)

Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "La meilleure des femmes est Maryam, la fille de 'Imran, ensuite Fatimah la fille de Mouhammad, ensuite Khadijah, la fille de Khouwaylid ensuite 'Assiyah la fille de Mouzahim". ('Abd Al-Barr)

Il est né miraculeusement sans père

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Pour Dieu, Jésus est comme Adam qu'Il créa de poussière, puis Il lui dit "Sois" : et il fut.} (3/59)

La manière dont sa mère accoucha

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Mentionne, dans le Livre (le Coran), Marie, quand elle se retira de sa famille en un lieu vers l'Orient. Elle mit entre elle et eux un voile. Nous lui envoyâmes Notre Esprit (Gabriel), qui se présenta à elle sous la forme d'un homme parfait. Elle dit : "Je me réfugie contre toi auprès du Tout Miséricordieux. Si tu es pieux, [ne m'approche point]. Il dit : "Je suis en fait un Messager de ton Seigneur pour te faire don d'un fils pur". Elle dit : "Comment aurais-je un fils, quand aucun homme ne m'a touchée, et je ne suis pas prostituée ?"Il dit : "Ainsi sera-t-il ! Cela M'est facile, a dit ton Seigneur ! Et Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part. C'est une affaire déjà décidée". Elle devient donc enceinte [de l'enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné. Puis les douleurs de l'enfantement l'amenèrent au tronc du palmier, et elle dit : "Malheur à moi ! Que je fusse morte avant cet instant ! Et que je fusse totalement oubliée !"Alors, il l'appela d'au-dessous d'elle, [lui disant : ] "Ne t'afflige pas. Ton Seigneur a placé à tes pieds une source. Secoue vers toi le tronc du palmier : il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres. Mange donc et bois et que ton oeil se réjouisse ! Si tu vois quelqu'un d'entre les humains, dis [lui : ] "Assurément, j'ai voué un jeûne au Tout Miséricordieux : je ne parlerai donc aujourd'hui à aucun être humain".} (19/16-26)

La dame honorable Maryam (as) s'était éloignée des gens et s'était retrouvée seule loin de sa famille pour accomplir une nécessité. Elle était sortie en direction de l'est du mihrab honoré dans lequel elle adorait Dieu (t), jusqu'à parvenir à un endroit près du levant où le soleil qui se levait avait envoyé ses rayons d'or et l'avait recouverte, au point qu'aucune des créatures ne pouvait la voir. C'est alors que Dieu soubhanahou wa ta'ala a envoyé l'ange chargé de la révélation, Jibril (as) sous l'aspect d'un jeune homme, parfait, blanc de visage. Maryam (as) pensa qu'il s'agissait d'un homme. Elle eut peur qu'il lui porte un tort ou une nuisance. Elle lui dit alors : " Si tu es pieux, ne me fais pas de mal. " Alors Jibril la tranquillisa ; il lui apprit que Dieu ta'ala l'avait envoyé auprès d'elle pour lui accorder un enfant vertueux et pur. C'est alors que Maryam (as) a dit, par surprise et pour demander à être renseignée : " Comment aurai-je un enfant alors qu'aucun époux ne m'a approchée et que je ne suis pas de celles qui commettent les grands péchés et font la fornication ? ". L'ange de la révélation, Jibril (as) lui répondit : " C'est ainsi que ton Seigneur l'a prédestiné, certes la création d'un enfant sans père est chose facile, afin qu'il soit un signe pour les gens et une preuve de Sa toute-puissance et pour en faire une miséricorde pour ceux qui le suivraient et croiraient en sa véracité et en lui. "

Lorsque vint le moment d'accoucher pour Maryam (as), elle eut des contractions, c'est-à-dire les douleurs que les femmes éprouvent lorsqu'elles sont prêtes d'accoucher et ces douleurs l'amenèrent jusqu'à un tronc de palmier. Sa tristesse et son chagrin étaient devenus intenses. Elle dit : "Puisse-je être morte avant ce jour et n'avoir rien été". C'est alors que la libération et la facilité vinrent après la difficulté. L'ange Jibril (as), l'ange chargé de la révélation vint à elle sur ordre de Dieu ta'ala, il la tranquillisa et l'appela d'en bas, de l'endroit où elle se trouvait et lui dit (Alla tahzani) c'est-à-dire : de ne pas te chagriner. Car le chagrin avait pris Maryam (as) du fait qu'elle avait accouché sans avoir de mari et en raison de la rudesse de l'endroit où elle avait mis au monde son nouveau-né Jésus le Messie (as). Il n'y avait en effet ni nourriture, ni boisson ni aucune eau pour se laver. Jibril (as) la tranquilisa et lui annonça la bonne nouvelle que Dieu (t) avait fait couler en dessous d'elle une petite rivière d'eau douce, pour elle, et qu'Il lui avait demandé de secouer le tronc du palmier afin que les dattes tombent sur elle, afin qu'elle mange et qu'elle boive de ce que Dieu (t) lui avait accordé comme subsistance, qu'elle se réjouisse et qu'elle soit heureuse de son beau nouveau-né Jésus (as) et qu'elle dise à quiconque l'interrogerait au sujet de son enfant qu'elle a fait un vœu envers le Très-Miséricordieux de ne parler à personne.

Malgré sa naissance miraculeuse, il n'a rien de la divinité

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Le Messie Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager de Dieu, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Dieu et en Ses messagers. Et ne dites pas "Trois". Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Dieu n'est qu'un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. Jamais le Messie ne trouve indigne d'être un serviteur de Dieu, ni les anges rapprochés [de Lui].} (4/171-172)

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Certes sont mécréants ceux qui disent : "Allah, c'est le Messie, fils de Marie !" - Dis : "Qui donc détient quelque chose de Dieu (pour L'empêcher), s'Il voulait faire périr le Messie, fils de Marie, ainsi que sa mère et tous ceux qui sont sur la terre ?... A Dieu seul appartient la royauté des cieux et de la terre et de ce qui se trouve entre les deux". Il crée ce qu'Il veut. Et Dieu est Omnipotent.} (5/17)

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Ce sont, certes, des mécréants ceux qui disent : "En vérité, Dieu c'est le Messie, fils de Marie." Alors que le Messie a dit : "Ô enfants d'Israël, adorez Dieu, mon Seigneur et votre Seigneur". Quiconque associe à Dieu (d'autres divinités) Dieu lui interdit le Paradis; et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs !} (5/72)

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Le Messie, fils de Marie, n'était qu'un Messager. Des messagers sont passés avant lui. Et sa mère était une véridique. Et tous deux consommaient de la nourriture. Vois comme Nous leur expliquons les preuves et puis vois comme ils se détournent.} (5/75)

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Tel est Issa (Jésus), fils de Marie : parole de vérité, dont ils doutent. Il ne convient pas à Dieu de S'attribuer un fils. Gloire et Pureté à Lui ! Quand Il décide d'une chose, Il dit seulement : "Sois !" et elle est. "Certes, Dieu est mon Seigneur tout comme votre Seigneur. Adorez-le donc. Voilà un droit chemin".} (19/34-36)

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Il (Jésus) n'était qu'un Serviteur que Nous avions comblé de bienfaits et que Nous avions désigné en exemple aux Enfants d'Israël.} (43/59)

Les fils d'Isrâil accusèrent sa mère d'avoir eu cet enfant par un adultère

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Et à cause de leur mécréance et de l'énorme calomnie qu'ils prononcent contre Marie.} (4/156)

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Puis elle vint auprès des siens en le portant [le bébé]. Ils dirent : "ô Marie, tu as fait une chose monstrueuse ! Sœur de Haroun, ton père n'était pas un homme de mal et ta mère n'était pas une prostituée".} (19/27-28)

Il parla à sa naissance

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Elle fit alors un signe vers lui [le bébé]. Ils dirent : "Comment parlerions-nous à un bébé au berceau ?"
Mais [le bébé] dit : "Je suis vraiment le serviteur de Dieu. Il m'a donné le Livre et m'a désigné Prophète. Où que je sois, Il m'a rendu béni; et Il m'a recommandé, tant que je vivrai, la prière et la Zakat; et la bonté envers ma mère. Il ne m'a fait ni violent ni malheureux. Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant".}
(19/29-33)

Il fut aidé par Gabriel (sur lui la paix)

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Et Nous avons donné des preuves à Jésus fils de Marie, et Nous l'avons renforcé du Saint-Esprit.} (2/87)

Dieu (le Très-Haut) a dit : {A Jésus fils de Marie Nous avons apporté les preuves, et l'avons fortifié par le Saint-Esprit.} (2/253)

Il appelle les fils d'Isrâil à l'adoration de Dieu sans associés

Dieu (le Très-Haut) a dit : {et Il sera le messager aux enfants d'Israël, [et leur dira] : "En vérité, je viens à vous avec un signe de la part de votre Seigneur. Pour vous, je forme de la glaise comme la figure d'un oiseau, puis je souffle dedans : et, par la permission de Dieu, cela devient un oiseau. Et je guéris l'aveugle-né et le lépreux, et je ressuscite les morts, par la permission de Dieu. Et je vous apprends ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons. Voilà bien là un signe, pour vous, si vous êtes croyants ! Et je confirme ce qu'il y a dans la Thora révélée avant moi, et je vous rends licite une partie de ce qui était interdit. Et j'ai certes apporté un signe de votre Seigneur. Craignez Dieu donc, et obéissez-moi. Dieu est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le donc : voilà le chemin droit."} (3/49-51)

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Et quand Jésus apporta les preuves, il dit : "Je suis venu à vous avec la sagesse et pour vous expliquer certains de vos sujets de désaccord. Craignez Dieu donc et obéissez-moi. Dieu est en vérité mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le donc. Voilà un droit chemin.} (43/63-64)

Il confirma tout d'abord la Thora, puis il reçut l'Evangile

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu'il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l'Evangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu'il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux.} (5/46)

Comme tous les autres Prophètes, il annonca aussi la venue proche de Mouhammad

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Et quand Jésus fils de Marie dit : "ô Enfants d'Israël, je suis vraiment le Messager de Dieu [envoyé] à vous, confirmateur de ce qui, dans la Thora, est antérieur à moi, et annonciateur d'un Messager à venir après moi, dont le nom sera "Ahmad". Puis quand celui-ci vint à eux avec des preuves évidentes, ils dirent : "C'est là une magie manifeste".} (61/6)

Mais son peuple le maltraita

Ibn Mas'ud rapporte : "Il me semble encore voir le Messager de Dieu agissant comme l'un des Prophètes (Jésus) qui fut frappé à sang par son peuple cependant qu'il ne cessait d'essuyer le sang de son visage en disant : "Seigneur Dieu! Absous mon peuple car il ne sait pas"". (ura)

Il avait douze fidèles apôtres dans sa mission de propager la religion

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Puis, quand Jésus ressentit de l'incrédulité de leur part, il dit : "Qui sont mes alliés dans la voie de Dieu ?" Les apôtres dirent : "Nous sommes les alliés de Dieu. Nous croyons en Dieu. Et sois témoin que nous Lui sommes soumis. Seigneur ! Nous avons cru à ce que Tu as fait descendre et suivi le Messager. Inscris-nous donc parmi ceux qui témoignent".} (3/52-53)

Dieu (le Très-Haut) a dit : {ô vous qui avez cru ! Soyez les alliés de Dieu, à l'instar de ce que Jésus fils de Marie a dit aux apôtres : " Qui sont mes alliés (pour la cause) de Dieu ? " - Les apôtres dirent : "Nous sommes les alliés de Dieu". Un groupe des Enfants d'Israël crut, tandis qu'un groupe nia. nous aidâmes donc ceux qui crurent contre leur ennemi, et ils triomphèrent.} (61/14)

Dieu lui annonce qu'il va être élevé vers Lui jusqu'à un certains temps

Dieu (le Très-Haut) a dit : {(Rappelle-toi) quand Dieu (le Très-Haut) dit : "Ô Jésus, certes, Je vais mettre fin à ta vie terrestre t'élever vers Moi, te débarrasser de ceux qui n'ont pas cru et mettre jusqu'au Jour de la Résurrection, ceux qui te suivent au-dessus de ceux qui ne croient pas. Puis, c'est vers Moi que sera votre retour, et Je jugerai, entre vous, ce sur quoi vous vous opposiez. Quant à ceux qui n'ont pas cru, Je les châtierai d'un dur châtiment, ici-bas tout comme dans l'au-delà; et pour eux pas de secoureurs.} (3/55-56)

Les gens complotèrent contre 'Isa pour le crucifier, mais Dieu le sauva comme Il lui promis

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Et ils [les autres] se mirent à comploter. Dieu a fait échouer leur complot. Et c'est Dieu qui sait le mieux leur machination !} (3/54)

Les fils d'Isrâil crurent vraiment qu'ils l'avaient crucifié, et ils s'en vantèrent même

Dieu (le Très-Haut) a dit : {et à cause de leur parole : "Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager de Dieu"... Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié; mais ce n'était qu'un faux semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué. Mais Dieu l'a élevé vers Lui. Et Dieu est Puissant et Sage.} (4/157-158)

Remarques sur la foi chrétienne au sujet de la crucifixion

1) Ceux qui relatent la crucifixion dans les Évangiles n'étaient pas présents à ce moment. Les disciples s'enfuirent tous lors de l'arrestation de Jésus : "Alors tous les disciples l'abandonnèrent et s'enfuirent." (Marc 14. 50)
C'est vrai qu'il y avait là de nombreuses femmes , mais elles "regardaient de loin" (Marc 15. 40)
Elles ne se seraient donc pas aperçues s'il s'agissait de quelqu'un d'autre que Jésus. Tout le récit de la crucifixion repose donc sur le témoignage des personnes présentes, qui étaient des ennemis de Jésus. Comment accepter leur témoignage en ce qui concerne Jésus? Même s'ils avaient eu des doutes à un certain moment qu'il ne s'agissait pas de Jésus, ils les auraient dissimulés.

2) Chez les romains, la pratique était que celui qui allait être crucifié devait porter lui même sa croix. Les Évangiles selon Marc, Luc et Matthieu mentionnent que la croix de Jésus fut portée par un certain Simon de Cyrène. Pourquoi donc?

Pour toutes ces déviations, les fils d'Israël ont été maudit

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Ceux des Enfants d'Israël qui n'avaient pas cru ont été maudits par la bouche de David et de Jésus fils de Marie, parce qu'ils désobéissaient et transgressaient.} (5/78)

Les générations suivants les apotres ont dévié après son élévation

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Ensuite, sur leurs traces, Nous avons fait suivre Nos [autres] messagers, et Nous les avons fait suivre de Jésus fils de Marie et lui avons apporté l'évangile, et mis dans les cœurs de ceux qui le suivirent douceur et mansuétude. Le monachisme qu'ils inventèrent, Nous ne le leur avons nullement prescrit. [Ils devaient] seulement rechercher l'agrément de Dieu. Mais ils ne l'observèrent pas (ce monachisme) comme il se devait. Nous avons donné leur récompense à ceux d'entre eux qui crurent. Mais beaucoup d'entre eux furent des pervers.} (57/27)

Sa rencontre avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) au second ciel lors de l'ascension

Selon Anas Ibn Mâlik (que Dieu l'agrée), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit dans le hadîth de l'ascension : "Puis, je fus porté au second ciel, Gabriel (que la paix soit sur lui) demanda qu'on nous ouvrît. - "Qui est-ce?", demanda-t-on. - "C'est Gabriel ", répondit-il. - "Et qui t'accompagne?". - "C'est Muhammad ". - "A-t-il donc reçu la Mission?". - "Oui". On nous ouvrit et je vis aussitôt les deux cousins maternels : Jésus ('Isa), le fils de Marie et Jean Baptiste, fils de Zacharie (que Dieu leur accorde Ses bénédictions) qui me souhaitèrent la bienvenue et le bien". (Mouslim n°234)

Il redescendra sur terre à la fin des temps

Le Jour de la résurection, il sera témoin contre ceux qui lui ont désobéi

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Il n'y aura personne, parmi les gens du Livre, qui n'aura pas foi en lui avant sa mort. Et au Jour de la Résurrection, il sera témoin contre eux.} (4/159)

Le jour du jugement, on lui demandera qu'il demande l'ouverture des portes du Paradis mais il refusera

Selon Houdhayfa et Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Dieu, béni et exalté, ressemblera les gens. Les Croyants resteront debout jusqu'à ce qu'on fasse venir le Paradis tout près d'eux. Ils vont alors trouver Adam (sur lui la paix) et lui disent : "Ô notre père! Prie pour nous ton Seigneur pour qu'Il nous ouvre les portes du Paradis!"
Il leur répond : "Qu'est-ce donc qui vous a sortis du Paradis si ce n'est la faute de votre père? Non, ce n'est pas à moi que revient cet honneur. Allez plutôt à mon fils Abraham, l'ami de Dieu".
Ils vont donc trouver Abraham qui leur dit : "Ce n'est pas à moi que revient cet honneur. Je n'ai été l'ami intime de Dieu que de derrière un écran. Allez plutôt trouver Moïse à qui Dieu a adressé directement la parole".
Ils vont voir Moïse qui leur dit : "Ce n'est pas à moi que revient cet honneur. Allez plutôt trouver Jésus, le Verbe de Dieu et Son Esprit".
Jésus leur dit : "Ce n'est pas à moi que revient cet honneur". (Mouslim)

Sa description physique

Le Prophète a dit de lui : "C'était un homme de taille moyenne, rougeaud tel l'homme qui vient de sortir du bain". (Mouslim)

D'après 'Abdoullah Ibn 'Umar (que Dieu l'agréé), l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit : Une nuit, je me suis vu (en songe) auprès de la Ka'ba où j'ai vu un homme brun, le plus beau brun que vous puissiez voir; il avait les plus beaux cheveux descendant derrière ses oreilles; ils dégouttaient encore d'eau comme s'il venait de les peigner; il était appuyé sur deux hommes ou, -suivant une variante-, soulevé sur les épaules de deux hommes et faisait ainsi le Tawâf (les tournées rituelles autour de la Maison). Je demandai qui était-il, et on me répondit : "C'est le Messie, fils de Marie". (Mouslim n°246)

D'après Ibn 'Abbâs (que Dieu l'agrée) le Prophète (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) évoquant son Voyage Nocturne, dit : "Quant à Jésus ('Isa), il était d'un corps charnu et de taille moyenne". (Mouslim n°239)

Selon Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit : "Puis, j'aperçus un homme de haute stature, on en aurait dit de la tribu Chanû'a, c'était, en fait, Jésus le fils de Marie (que la paix soit sur lui), faisant la prière; de tous les hommes c'est 'Urwa Ibn Mas'ûd Ath-Thaqafî qui lui ressemble le plus". (Mouslim n°251)

Publié dans : Les Prophètes (paix soit sur eux)
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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 16:57

Zacharie - زكرياء  

Il est menuisier de métier

Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Zacharie était menuisier". (Mouslim)

Il s'occupa de la garde de Marie, mère de Jésus (sur lui la paix)

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Son Seigneur l'agréa alors du bon agrément, la fit croître en belle croissance. Et Il en confia la garde à Zacharie. Chaque fois que celui-ci entrait auprès d'elle dans le Sanctuaire, il trouvait près d'elle de la nourriture. Il dit : "ô Marie, d'où te vient cette nourriture ?" - Elle dit : "Cela me vient de Dieu". Il donne certes la nourriture à qui Il veut sans compter.} (3/37)

Au sujet de la naissance de la dame Maryam (as) et de son enfance, sa mère s'appelait Hannah, c'était la femme de 'Imran et elle ne pouvait enfanter. Dans le rêve, Hannah vit une fois un oiseau qui donnait à manger à son petit. C'est alors qu'elle eut ce sentiment qu'ont les mères et elle demanda à Dieu (t) de lui accorder un enfant vertueux. Elle fit alors le vœu de le mettre au service de Baytou l-Maqdis - la mosquée de Al-Qouds - parce qu'elle pensait qu'elle aurait un garçon et que le garçon d'ordinaire est utile pour le service de Baytou l-Maqdis. Il s'agissait du lieu destiné à l'adoration et cela n'était pas un rabaissement pour l'enfant. Seulement Dieu ta'ala a voulu pour Hannah qu'elle porte une fille qui serait la meilleure de toutes les femmes de l'humanité et la mère d'un des Prophètes au nombre des 'Oulou l-'Azm parmi les messagers, à savoir le Messie (sur lui la paix). Lorsque la femme de 'Imran mit au monde son enfant, sa petite fille, elle était extrêmement belle. C'est alors qu'elle l'appela Maryam et Dieu ta'ala lui accorda Sa miséricorde et Sa grâce. Le Prophète Zakariyya prit en charge Maryam pour l'élever. Dieu (t) a voulu que ce soit Son Prophète Zakariyya (as), le mari de la tante maternelle de Maryam, qui la prenne en charge, sans qu'aucun autre homme ne la prenne en charge. Ainsi Zakariyya (as) lui enseigna les préceptes de la religion de l'Islam, le bon comportement et il la fit grandir avec les comportements de vertu et les bons exemples.

Maryam (as) naquit vertueuse, chaste, pure des péchés et des désobéissances, connaisseuse de Dieu (le Très-Haut), pieuse, elle était une sainte qui persévérait sur l'adoration de Son Seigneur, priant au milieu de la nuit et aux extrémités du jour. Dieu soubhanah lui accordait des prodiges manifestes qui étaient autant de signes surprenants, de preuves de l'éminence de la puissance de Dieu soubhanahou wa ta'ala. Ainsi le Prophète de Dieu Zakariyya (as) rentrait chez elle dans son alcôve (mihrab) après avoir fermé sur elle les portes de la mosquée, il retrouvait chez elle des fruits de l'été pendant l'hiver et des fruits de l'hiver pendant l'été.

Alors que sa femme est stérile et lui veillard, il demande à Dieu d'avoir une descendance

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Alors, Zacharie pria son Seigneur, et dit : "ô mon Seigneur, donne-moi, venant de Toi, une excellente descendance. Car Tu es Celui qui entend bien la prière".} (3/38)

Dieu (le Très-Haut) a dit : {C'est un récit de la miséricorde de ton Seigneur envers Son serviteur Zacharie. Lorsqu'il invoqua son Seigneur d'une invocation secrète, et dit : "ô mon Seigneur, mes os sont affaiblis et ma tête s'est enflammée de cheveux blancs. [Cependant], je n'ai jamais été malheureux [déçu] en te priant, ô mon Seigneur. Je crains [le comportement] de mes héritiers, après moi. Et ma propre femme est stérile. Accorde-moi, de Ta part, un descendant qui hérite de moi et hérite de la famille de Jacob. Et fais qu'il te soit agréable, ô mon Seigneur".} (19/2-6)

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Et Zacharie, quand il implora son Seigneur : "Ne me laisse pas seul, Seigneur, alors que Tu es le meilleur des héritiers".} (21/89)

Dieu accepta cette demande et envoya des anges pour l'en informer

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Alors, les anges l'appelèrent pendant que, debout, il priait dans le Sanctuaire : "Voilà que Dieu t'annonce la naissance de Yahya, confirmateur d'une parole de Dieu. Il sera un chef, un chaste, un Prophète et du nombre des gens de bien".} (3/39)

Dieu (le Très-Haut) a dit : {"Ô Zacharie, Nous t'annonçons la bonne nouvelle d'un fils. Son nom sera Yahya [Jean]. Nous ne lui avons pas donné auparavant d'homonyme".} (19/7)

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Nous l'exauçâmes, lui donnâmes Yahya et guérîmes son épouse.} (21/90)

Etonné, il demande un signe annonciateur

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Il dit : "Ô mon Seigneur, comment aurais-je un garçon maintenant que la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile" ?. Dieu (le Très-Haut) dit : "Comme cela ! ", Dieu fait ce qu'Il veut. - "Seigneur, dit Zacharie, donne-moi un signe." - " Ton signe, dit Dieu, c'est que pendant trois jours tu ne pourras parler aux gens que par geste. Invoque beaucoup Ton Seigneur; et, glorifie-Le, en fin et en début de journée."} (3/40-41)

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Et [Zacharie dit] : "ô mon Seigneur, comment aurai-je un fils, quand ma femme est stérile et que je suis très avancé en vieillesse ?" [Allah] lui dit : "Ainsi sera-t-il ! Ton Seigneur a dit : "Ceci m'est facile. Et avant cela, Je t'ai créé alors que tu n'étais rien". "ô mon Seigneur, dit [Zacharie], accorde-moi un signe". "Ton signe, dit [Allah,] sera que tu ne pourras pas parler aux gens pendant trois nuits tout en étant bien portant. Il sortit donc du sanctuaire vers son peuple; puis il leur fit signe de prier matin et soir.} (19/8-11)

Ses mérites

Dieu (le Très-Haut) a dit : {De même, Zacharie, Jean-Baptiste, Jésus et Elie, tous étant du nombre des gens de bien.} (6/85)

 


Jean - يَحْيَى

C'est le fils de Zarariya, sa naissance est due à l'invocation de son père

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Et Zacharie, quand il implora son Seigneur : "Ne me laisse pas seul, Seigneur, alors que Tu es le meilleur des héritiers". Nous l'exauçâmes, lui donnâmes Yahya} (21/89-90)

L'annonce de sa naissance

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Alors, les anges l'appelèrent pendant que, debout, il priait dans le Sanctuaire : "Voilà que Dieu t'annonce la naissance de Yahya, confirmateur d'une parole de Dieu. Il sera un chef, un chaste, un Prophète et du nombre des gens de bien".} (3/39)

Dieu (le Très-Haut) a dit : {"Ô Zacharie, Nous t'annonçons la bonne nouvelle d'un fils. Son nom sera Yahya [Jean]. Nous ne lui avons pas donné auparavant d'homonyme".} (19/7)

Il reçut la sagesse alors qu'il était tout jeune, ainsi que d'autres qualités

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Nous lui donnâmes la sagesse alors qu'il était enfant, ainsi que la tendresse de Notre part et la pureté. Il était pieux, et dévoué envers ses père et mère; et ne fut ni violent ni désobéissant.} (19/12-14)

Il repris les enseignements de la Thora qui fut donnée à Moûsa

Dieu (le Très-Haut) a dit : {"Ô Yahya, tiens fermement au Livre (la Thora) !"} (19/12)

Il trouve la mort en paix

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Que la paix soit sur lui le jour où il naquit, le jour où il mourra, et le jour où il sera ressuscité vivant !} (19/15)

Sa rencontre avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) au second ciel lors de l'ascension

Selon Anas Ibn Mâlik (que Dieu l'agrée), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit dans le hadîth de l'ascension : "Puis, je fus porté au second ciel, Gabriel (que la paix soit sur lui) demanda qu'on nous ouvrît. - "Qui est-ce?", demanda-t-on. - "C'est Gabriel ", répondit-il. - "Et qui t'accompagne?". - "C'est Muhammad ". - "A-t-il donc reçu la Mission?". - "Oui". On nous ouvrit et je vis aussitôt les deux cousins maternels : Jésus ('Isa), le fils de Marie et Jean Baptiste, fils de Zacharie (que Dieu leur accorde Ses bénédictions) qui me souhaitèrent la bienvenue et le bien". (Mouslim n°234)

Ses mérites

Dieu (le Très-Haut) a dit : {De même, Zacharie, Jean-Baptiste, Jésus et Elie, tous étant du nombre des gens de bien.} (6/85)

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Ils concouraient au bien et Nous invoquaient par amour et par crainte. Et ils étaient humbles devant Nous.} (21/90)

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